mercredi 17 février 2021

VOTRE CERVEAU VOUS MENT

 

Passionné par le management et le coaching je m’intéresse de plus en plus au fonctionnement de notre cerveau. Et quand on si on se penche de plus près, on s’aperçoit que notre cerveau ne nous dit pas toujours la vérité. C’est dingue non ???

Allez, rentrons dans le vif du sujet !



De quelles couleurs sont les cases A et B ? Alors ?

 

 

Suspense !!!

 

Réponse !

 


Elles sont de la même couleur ! J’ai beau le savoir, cela me parait toujours impossible. Et pourtant, notre cerveau est trompé par le contexte. Les couleurs aux alentours des cases A et B et l’ombre apporté par le cylindre vert trompe notre perception. 

Et oui votre cerveau vous à menti!!!

Il est important de ressortir de cet exercice la notion de contexte. Il arrive trop souvent dans notre communication, dans notre perception des choses que le contexte nous trompe. Il est alors facile de mal interpréter une phrase, une image ou une situation. Il est essentiel de prendre du recul, d’aborder la situation sous un nouvel angle pour avoir une perception la plus proche de la réalité.

Nous avons trop tendance à nous arrêter à notre première impression, à réagir vite sans analyser la situation. C’est très souvent comme cela qu'arrive
le conflit. D’une mauvaise perception. Et si c’était notre cerveau qui était à la base de cela.

 

« Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est mais plutôt tel que nous sommes »

Emmanuel Kant

 

Autre petit test. Que voyez-vous sur les images ci-dessous ? Une jeune demoiselle ou une vieille femme ? Un canard ou un lapin ?

             



Si vous connaissez déjà ces images il y a de fortes chances que vous perceviez les 2 solutions sur chaque image. Mais si vous les découvrez je suis presque sûr que vous ne verrez qu’une des deux solutions. Et si votre cerveau à fait un choix il va être très difficile d’identifier l’autre solution. Vous pouvez vous fâchez très fort sur quelqu’un car il ne va pas voir la même image que vous. Cela va vous semblez impossible. Et pourtant une même image, une même situation peut délivrer plusieurs messages.

Pour ma part, je ne vois que la jeune femme sur l'image de droite. Mon cerveau à fait ce choix et il m'est impossible de voir la vieille femme. Si quelqu'un me montre une autre perception en me décrivant précisément les détails de son visage. Il est possible que mon cerveau la perçoive. Il me permettra alors de passer de l'une à l'autre facilement. Comme j'arrive à faire sur l'image du lapin et du canard.

Encore une fois, notre cerveau face à l’ambiguïté d’une image fait un choix. Lorsqu’il manque une information à votre cerveau celui-ci va trouver sa réponse. Cela ne veut pas dire qu’il à tort. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une autre vérité.

Encore une fois, notre cerveau analyse ce qu’il perçoit avec les informations qu’il possède. Et cela peut entrainer des erreurs, notre cerveau cherche toujours à remplir le vide. C’est là-dessus que joue les magiciens.

D’ailleurs les magiciens dans leurs manipulations vont souvent très doucement car il ne cherche pas à tromper nos yeux mais notre cerveau. Quand une pièce de monnaie disparait pour réapparaitre derrière notre oreille dans l’autre main du magicien. Que fait notre cerveau, il rempli le vide. Et il cherche une explication, la seule possible est la magie dans ce cas-là.

Le message important est de prendre conscience de la valeur toute relative de ce qu’on appelle la réalité. Et cette réalité influence toute notre vie. Elle entraine des choix, des jugements, des actes.

L’objectif est donc de prendre du recul, un autre angle d’analyse avant de rentrer en conflit ou de prendre une décision importante. Car notre réalité ce n’est peut-être pas la bonne ou elle est surement incomplète.Nous avons alors besoin que l'on nous montre une autre voix. Nous avons besoin de plus d'éléments d'un contexte avant d'apporter un jugement sur autrui. Votre cerveau recherchera toujours une réponse alors apporter lui toujours un maximun d'information. 

Cela sera très utile dans votre communication et dans votre manière de manager les Hommes.

Vous pouvez vous amusez à aller sur des sites d’illusions d’optiques si ce petit jeu vous a plu !

A bientôt, et n’oubliez pas de sortir vos capuches !

Capuche jaune

mardi 19 janvier 2021

Manager c'est jardiner

Manager c’est faire grandir nos collaborateurs. Notre objectif doit toujours être de former notre
successeur voire même notre nouveau responsable. Mais bien souvent l’égo et la peur du manager
l’empêchent de leur laisser trop de place.
 

On doit amener chaque collaborateur à devenir une belle plante. Alors explorons ensemble la
métaphore du jardinier.

Nettoyage des outils


En premier lieu, un bon jardinier doit préparer son matériel et nettoyer ses outils. Pour un manager c’est identique. Ses outils vont être ses qualités humaines. Il doit faire en sorte de les développer, de continuer d’apprendre et se remettre en question. Quand on manage on

doit faire en sorte de développer des qualités d’empathie, d’écoute et de bienveillance. Il faut déjà en prendre conscience et se former à ces méthodes durant son parcours (Manager à capuche peut vous aider)!
Maintenant que nos outils sont identifiés, on va passer à la préparation du sol.

Préparation du terrain


Alors comme un jardinier il faut évaluer notre sol, nos besoins et évaluer les compétences à
rechercher. Il est important de connaitre nos collaborateurs, leurs compétences, leurs manques pour
trouver les profils idéaux à recruter. Manager c'est associer des personnalités, des qualités. Il faut
mettre chaque graine à sa place pour qu’elle puisse s’épanouir. Un bon jardinier doit avoir établi un
plan de ses plantations. Il y a des arbres qui peuvent s’accorder et d’autres non.
Lorsque notre choix est fait, il faut préparer la terre pour accueillir notre nouvelle fleur. Pour
s’épanouir notre nouvel agent doit avoir un environnement favorable, un accueil de qualité, une
attention particulière. Le rôle du manager sera de mettre tout en œuvre pour préparer le terrain
pour accueillir son nouvel élément.


Entretien quotidien


Une fois notre fleur plantée, il va falloir l’arroser régulièrement. Il y a un réel besoin d’être présent au
quotidien auprès de son équipe si on veut récolter les fruits de notre travail. Si on laisse nos
plantations à l’abandon, le terrain sera vite submergé de mauvaises herbes. Il sera ensuite difficile de
récupérer le fruit de notre travail. Le jardinier comme le manager doit passer du temps dans son
jardin ou son potager. Sa présence et son expertise sont indispensables pour maintenir
l’épanouissement de chaque plante.

Il va falloir ensuite adapter son management à chaque plante. Certaines ont besoin de beaucoup de
soleil, de plus ou moins d’eau, de certains compléments nutritifs. Le manager devra alors s’adapter,
et c’est cela la difficulté. C’est cela son rôle. Il est important lorsqu’on gère une ou plusieurs
personnes de s’adapter dans sa communication, dans ses attentes aussi. On a parfois dans un verger
un vieux pommier qui donnera moins de pommes que les jeunes pousses. Mais il aura travaillé la
terre pendant tellement d’année que son apport sera essentiel à la bonne vie du verger.

Fruits récoltés



Pour tout bon jardinier, un jour vient le temps de récolter les fruits. Quel moment extraordinaire lorsqu’un manager vit une réussite avec son équipe. Manager une équipe permet de vivre des moments de cohésion exceptionnels. Un défi réussi, un objectif atteint, et surtout des bons moments au quotidien à travailler tous ensemble. Si votre travail de jardinier est précis au quotidien alors évoluer dans votre jardin sera un plaisir pour vous et vos plantes.


Je finis cet article en faisant référence à cette phrase célèbre :
« si parler gentiment aux plantes leur fait du bien, imaginez ce que cela peut faire aux
humains ».

 

Capuche jaune

samedi 12 décembre 2020

Manager facon Rick Grimes, "Walking dead"

 

Manager façon « Walking dead » c’est des actes forts !

Et oui, quand on manage ou coach une équipe ce n’est pas simplement des beaux discours ! C’est par nos actes que nous exprimons vraiment qui nous sommes.

Pour présenter cela, je vais vous parler de Rick Grimes, le personnage principal de la série « Walking dead ». Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, on découvre une société envahie de morts vivants dans laquelle on va observer comment vont s’organiser plusieurs groupes de survivants ! Une vraie fable sociale entourée de zombies, j’adore !!!

On en revient donc à Rick, le leader d’un des groupes, et on va analyser par 3 actes forts son management et son leadership. Pour présenter le contexte il est important de préciser que Rick ne s’est jamais proclamé chef du groupe. Cela s’est fait naturellement grâce à ces qualités. Il à su gagner la confiance du groupe et nous allons comment au travers de 3 actes forts.

1 er acte fort : La création d’un conseil !

Rapidement Rick va organiser au sein du groupe un conseil en associant plusieurs personnalités. Grace à cela, il permet à chacun de s’exprimer, d’argumenter face à lui, de lui présenter leur décision. Il va développer grâce à cela des compétences de leadership à plusieurs membres de son groupe qui deviendront par la suite eux même responsable d’une autre communauté.  Il n’a pas peur de la confrontation d’idées, au contraire. Il la recherche pour ensemble trouver la meilleure décision aux problèmes de survie qui se présentent au groupe.

Il accepte même les décisions de ce conseil avec lesquelles il n’est pas d’accord. C’est une grande preuve d’humilité et de confiance en soi. Très souvent quand on manage, nous avons tendance à ne pas vouloir faire monter nos agents en compétence par peur qu’il nous « pique » la place. Grosse erreur, Rick nous le prouve. Il existe de la place pour plusieurs leaders dans un groupe et puis la vie offre des opportunités aux personnes qui montent en compétence. Alors c’est notre rôle de manager de développer le leadership de nos collaborateurs.


 

2ème acte fort : Prend le rôle d’un dictateur !

Rick nous démontre qu’il faut adapter son management face aux différentes situations. En effet, tout le long de la série Rick adopte un management avec beaucoup d’empathie et d’écoute. Or quand le danger se présente face au groupe il devient très autoritaire. A la fin de la saison 2, il s’abrite dans une grange avec son groupe. Mais quand cette grange est attaquée et envahie de zombie, Rick alors face au danger de mort imminent lâche cette phrase culte dans la série : « ce n’est plus une démocratie ». Une façon pour lui d’indiquer à tout le groupe que pour survivre il va falloir suivre ses ordres.

 

En situation de crise, il faut parfois faire preuve d’une grande autorité pour réussir justement à en sortir. C’est aussi une manière en tant que manager de prendre ses responsabilités. Manager à capuche prône la bienveillance depuis toujours mais parfois être très directif peut être bienveillant plutôt que de laisser son équipe s’effondrer. Un manager doit s’adapter au contexte qui l’entoure et ajuster son management. C’est fini le manager avec un seul mode de communication envers son équipe.

3eme acte fort : Le meurtre !

Oui je sais c’est horrible, mais on analyse froidement ce comportement. A la fin de la saison 4, Rick et son groupe sont capturés par Gareth, leader d’un autre groupe. Rick lui fait la promesse de le tuer dès qu’il en aura l’occasion. Promesse tenue un peu plus tard dans la série !

Il ne le tue pas par plaisir, il le tue car c’est nécessaire. Dans ce contexte, pour la survie de son groupe et de lui-même cet acte fort était inévitable. Il a un rôle de protecteur vis-à-vis de son groupe. Il y a également la notion de sacrifice derrière cet acte.

Lorsque nous avons des responsabilités il faut toujours agir pour protéger son équipe et pour cela il faut parfois se sacrifier et se « salir les mains ». C’est grâce à ces actes forts de sens que nous gagnions le respect et la confiance de notre équipe.

 

Il y a encore de très nombreux exemples à analyser sur Rick ou les autres leaders de groupe. Cette série est une pépite pour tous les adeptes du management. Qui l’aurait cru ? Je conseille d’ailleurs la lecture des comics pour les gens qui ne connaissent pas encore cette série.

 

Capuche Jaune


lundi 16 novembre 2020

L'imagerie mentale, élément indispensable de la préparation mentale

 

Et si aujourd’hui on parlait d’imagerie mentale ???

Vous allez me dire : « c’est quoi ce truc de gourou chamanique qui veut créer sa secte ??? »

En fait c’est une chose très simple. Aujourd’hui je mets donc ma capuche de préparateur mental du sport pour vous en dire plus.

L’imagerie est une composante de la préparation mentale que l’on utilise dans le sport, mais pas seulement.

Vous avez vu le film « Rasta rocket » retraçant l’évolution de l’équipe de Jamaique de bobsleigh au JO ? Lors de ce film, on voit le conducteur du bobsleigh jamaïcain procéder à de nombreuses séances d’imagerie mentale lorsqu’on le voit dans sa chambre d’hotel répéter les manœuvres de pilotage, virage après virage. Il prépare son cerveau aux gestes qu’il devra faire durant la compétition. Grâce à cela, il sera plus concentré, mieux préparé et saura faire face plus facilement à l’imprévu. Ce film est un classique, vous devez le connaitre ! Mais si cela n’est pas le cas, installez vous sur votre canapé, préparez vous un thé bien chaud et la boite de ferrero rocher. Vous allez rire et pleurer !


 

Mais alors comment ça marche ? Il s’agit de neurosciences. Pas d’inquiétudes, vous allez voir c’est très simple. Dans les années 90, des scientifiques italiens ont découvert, par hasard, en observant un groupe de singes, qu’un signe qui ramasse un fruit ou un singe qui en observe un autre en train de ramasser un fruit, ont le même signal cognitif. Sans effectuer le moindre geste, le singe qui observe active donc les mêmes neurones que celui qui est en train d’effectuer l’action.

C’est  la découverte des neurones miroirs qui est à la base de l’imagerie mentale utilisée dans le sport. Suite à cela, de nombreuses études ont pû démontrer que nos neurones s’activent de manière quasi-identique lorsqu’on réalise une action, lorsqu’on l’imagine ou lorsqu’on l’observe.

Je vous laisse surfer sur le web pour en savoir plus il y a des nombreux articles passionnants sur le sujet si vous voulez en savoir plus.

Mais, revenons à nos sportifs. Quel petit footballeur ne s’est jamais imaginé dans son jardin tirer le pénalty victorieux lors d’une finale de coupe du monde ? Quelle petite gymnaste ne s’est jamais imaginée faire l’enchaînement parfait à la poutre aux JO. C’est presque aussi simple que cela en fait.

Nous savons donc que nos neurones s’activent de la même manière si nous réalisons une action ou si nous la visualisons. C’est donc cela que nous allons faire durant les séances d’imagerie mentale. Le sportif va visualiser.

Premièrement, il est important de visualiser des actions toujours positives. Plus notre cerveau est habitué à l’activation de neurones positives plus il sera simple pour lui de les actionner à nouveau. Un sportif doit toujours s’imaginer en train de réussir, en train de gagner. Grâce à cela son cerveau retient ses progrès et prépare ses victoires. Cela va également augmenter votre confiance en vos capacités. Pour augmenter votre côté positif je vous encourage à suivre les posts de Catherine Testa( https://www.linkedin.com/in/catherine-testa/). Notre cerveau a un impact énorme sur nos vies alors envoyez lui du positif, un maximum de positif.

L’imagerie mentale est idéale dans les gestes répétitifs, comme un lancer franc, un pénalty, un saut en hauteur. Tous les sportifs peuvent l’utiliser. C’est un outil fantastique car il ne fatigue pas physiquement. Attention tout de même à la fatigue mentale si vous faites trop d’imagerie ! Je suis sûr que de nombreux sportifs ont déjà visualisé un geste ou une action en prévision d’un match ou d’une compétition, sans savoir que cela avait un effet bénéfique sur leurs performances.


 

Alors comment fait-on pour être efficace lors de ces temps de visualisations ? Au départ, c’est un peu difficile de visualiser des moments précis. C’est une discipline qui nécessite de pratiquer régulièrement pour être efficace. C’est comme si vous voulez courir un marathon. Il faut d’abord commencer par faire de petites courses pour habituer son corps et son cerveau aux efforts. C’est la même chose pour l’imagerie mentale, il faut démarrer par des choses simples.

Commencez par vous isoler et prévoir un temps de 10 à 15 minutes. Un rugbymen qui tire les pénalités peut commencer par visualiser des pénalités qu’il doit tirer de différents endroits du terrain. Au départ, il va voir les choses simplement. A force d’entrainement, on va lui demander de sentir l’odeur de l’herbe, de ressentir la pluie (si il va jouer en Irlande), d’entendre les spectateurs.

Vous l’aurez compris, l’objectif est de reproduire, de la manière la plus précise possible, l’environnement du match préparé. Pour cela faites appel à un maximum de vos sens. C’est très important pour préparer au mieux votre cerveau.

L’imagerie mentale peut servir pour apprendre de nouvelles techniques, pour guérir une blessure, pour développer votre concentration. C’est un outil indispensable pour le sportif en 2020.

Je pourrais également vous parler de l’imagerie interne et externe ou encore d’ancrage, mais je ne vous dévoile pas tout ! Si vous voulez en savoir plus sur la formation de préparateur mental ou que vous voulez tester l’imagerie mentale, laissez moi un message privé ou en commentaire. Je serais ravi de vous aider !!!

Capuche jaune

VOTRE CERVEAU VOUS MENT

  Passionné par le management et le coaching je m’intéresse de plus en plus au fonctionnement de notre cerveau. Et quand on si on se pench...