Je suis actuellement dans l’attente de mes résultats de mes
examens pour ma formation de préparation mentale du sportif que j’ai suivi à
distance pendant ce confinement. Ce fut pour moi une formation très riche et
pleine de sens. Je pratique le coaching d’une équipe de foot en plus de mon rôle
de manager au quotidien et il y a de nombreux parallèles entre ces deux
fonctions.
Aujourd’hui je voulais vous parler du sentiment d’appartenance
si important comme facteur de motivation. En effet, pour maintenir un degré de
motivation important pour un sportif il faut un fort degré d’appartenance
envers son coach ou son club. Ce sentiment d’appartenance peut se définir par
un attachement à l’égard d’une communauté ou d’une marque dans le domaine du
marketing.
Le principe est assez simple au final plus un sportif sera
attaché à son club ou le salarié à son entreprise plus sa motivation sera
importante. Alors comment faire en sorte de développer se sentiment d’appartenance.
Il y a 3 champs d’action à mon sens.
Valeur de l’entreprise

Le premier sur lequel le manager ou le coach ne peuvent pas
trop influer, c’est l’image et les valeurs d’une entreprise. Par exemple, si un
militant écologique se retrouve à travailler dans une entreprise qui ne trie
pas ses déchets, leurs valeurs communes ne seront pas partagées et il sera
difficile pour le salarié de maintenir une forte motivation. C’est pourquoi
quand on souhaite intégrer une entreprise c’est toujours bien d’en connaitre ses
grands principes sinon on risque d’être déçu et très vite démotivé. Le manager même si il doit véhiculer les valeurs de l'entreprise se sont des décisions prises en au lieu.
Vous connaissez les valeurs de votre entreprise??
Management
Pour ce second champs d’action on rentre pleinement le rôle du coach ou manager. C’est la relation que vous allez réussir à créer avec vos sportifs ou vos salariés. Dans le monde du sport on rencontre souvent des joueurs qui signalent d’avoir tout donner pour leur coach, et c’est ce résultat qu’il faut obtenir. Et pour cela, ça passe que par de l’humain, il faut oublier vos exercices techniques ou vos cours de management stratégique. C’est juste vous, face à un autre être humain, comment allez le traiter, lui parler. Allez vous le considérer en tant que personne avec ses problématiques de garde d’enfant ou d’un parent malade. Allez-vous lui apporter votre soutien et des solutions dans des moments difficiles. On pourrait appeler cela de l’empathie, ou de la bienveillance, deux notions qui sont très chères pour Manager à capuche. C’est grâce à votre humanité de manager que vous allez créer ce sentiment d’appartenance. C’est primordial pour un salarié de se sentir considérer par son responsable. J’ai lu récemment qu’un salarié sur deux a déjà quitté son travail à cause de son manager. Il serait temps de se réveiller et d’arrêter sous prétextes que nous avons des responsabilités de considérer nos salariés comme simplement des numéros là pour exécuter les taches demandées.
J’ai souvenir d’une interview de Laure Manadou, notre célèbre championne olympique de natation qui parlé de sa relation avec Philippe Lucas son entraineur. A un moment de sa carrière elle a quitté son coach de toujours pour changer d’environnement et elle précise que cela l'a empêché de continuer de gagner des titres. Philippe Lucas l’a accueilli très tôt dans sa famille et cela à permit de créer une relation quasiment de filiation entre eux. Et ce sentiment d’appartenance si important, pour tolérer les longues séances d’entrainement de ce sport qu’est la natation, elle n’a jamais pu le retrouver ailleurs. Sa motivation est ses résultats ont donc automatiquement chutés.
Equipe
Le dernier champ d’action important
pour développer le sentiment d’appartenance c’est l’équipe. Quelle va être la relation
qui va se créer entre les membres d’un groupe. Et là aussi le rôle du manager
ou du coach est essentiel. C’est lui le guide et l’observateur privilégie. C’est
lui qui va voir si « la mayonnaise prend » ou pas. Ça sera à lui de
mettre en place des temps de groupe pour souder son équipe. On observe souvent
que nos équipes nationales de sport collectif pour travailler cela avant les
grandes compétitions mettent en place des temps comme des ascensions de
montagne ou des défis théâtraux. Dans le monde de l’entreprise on constate
aussi des temps de team buildings dans lesquels on résoudre un escape game par
exemple. C’est temps-là sont très importants car ils ont souvent un impact
immédiat mais le rôle du manager est quotidien. C’est lui le régulateur, qui gère
les conflits, qui fait en sorte de maintenir par son équipe la cohésion du
groupe.
Je continue mon parallèle sportif
avec le cas Antoine Griezmann qui a signé à Barcelone la saison dernière et qui
est très mal intégré dans le vestiaire. On observe donc cette saison des
prestations très moyennes, un langage du corps très négatif. On ressent son mal
entre à chaque fois ou presque qu’il est sur un terrain. On peut se demander
aussi, si lui qui avait un très fort sentiment d’appartenance à son ancien club, lui
aussi en Espagne et son ancien coach, si son sentiment d’appartenance pour le
FC Barcelone n’est pas en train d’influer sur sa motivation et donc ces
performances sportives.
Donc pour résumer, pour être au top
de son sentiment d’appartenance il faut partager les valeurs de son entreprise,
avoir su créer une relation de confiance avec son coach ou son manager et se
sentir intégrer dans son équipe. Si on remplit 2 de ces 3 critères cela peut suffire
pour être motivé, si on tombe à un seul on va obligatoirement rentrer dans un
processus de mal être. Si on comprend en tant que manager qu’on peut grandement
agir sur 2 de ces 3 facteurs on réalise l’importance de notre rôle sur ce
sentiment d’appartenance.
Je l’ai vécu moi-même dans le
domaine bancaire ou je ne partageais par les méthodes de vente et de négociation
exigées par l’entreprise. J’étais très bien intégré dans l’équipe de mon agence
mais avec un manager pas très à l’écoute et très centré sur ses propres
résultats. Je remplissais donc qu’une case sur trois et je peux vous dire que
mon sentiment d’appartenance était très faible. J’en suis parti après 3 années à m’accrocher à mes relations
bienveillantes entre collègues malgré des résultats commerciaux plus que
correct.
Capuche jaune

