lundi 16 novembre 2020

L'imagerie mentale, élément indispensable de la préparation mentale

 

Et si aujourd’hui on parlait d’imagerie mentale ???

Vous allez me dire : « c’est quoi ce truc de gourou chamanique qui veut créer sa secte ??? »

En fait c’est une chose très simple. Aujourd’hui je mets donc ma capuche de préparateur mental du sport pour vous en dire plus.

L’imagerie est une composante de la préparation mentale que l’on utilise dans le sport, mais pas seulement.

Vous avez vu le film « Rasta rocket » retraçant l’évolution de l’équipe de Jamaique de bobsleigh au JO ? Lors de ce film, on voit le conducteur du bobsleigh jamaïcain procéder à de nombreuses séances d’imagerie mentale lorsqu’on le voit dans sa chambre d’hotel répéter les manœuvres de pilotage, virage après virage. Il prépare son cerveau aux gestes qu’il devra faire durant la compétition. Grâce à cela, il sera plus concentré, mieux préparé et saura faire face plus facilement à l’imprévu. Ce film est un classique, vous devez le connaitre ! Mais si cela n’est pas le cas, installez vous sur votre canapé, préparez vous un thé bien chaud et la boite de ferrero rocher. Vous allez rire et pleurer !


 

Mais alors comment ça marche ? Il s’agit de neurosciences. Pas d’inquiétudes, vous allez voir c’est très simple. Dans les années 90, des scientifiques italiens ont découvert, par hasard, en observant un groupe de singes, qu’un signe qui ramasse un fruit ou un singe qui en observe un autre en train de ramasser un fruit, ont le même signal cognitif. Sans effectuer le moindre geste, le singe qui observe active donc les mêmes neurones que celui qui est en train d’effectuer l’action.

C’est  la découverte des neurones miroirs qui est à la base de l’imagerie mentale utilisée dans le sport. Suite à cela, de nombreuses études ont pû démontrer que nos neurones s’activent de manière quasi-identique lorsqu’on réalise une action, lorsqu’on l’imagine ou lorsqu’on l’observe.

Je vous laisse surfer sur le web pour en savoir plus il y a des nombreux articles passionnants sur le sujet si vous voulez en savoir plus.

Mais, revenons à nos sportifs. Quel petit footballeur ne s’est jamais imaginé dans son jardin tirer le pénalty victorieux lors d’une finale de coupe du monde ? Quelle petite gymnaste ne s’est jamais imaginée faire l’enchaînement parfait à la poutre aux JO. C’est presque aussi simple que cela en fait.

Nous savons donc que nos neurones s’activent de la même manière si nous réalisons une action ou si nous la visualisons. C’est donc cela que nous allons faire durant les séances d’imagerie mentale. Le sportif va visualiser.

Premièrement, il est important de visualiser des actions toujours positives. Plus notre cerveau est habitué à l’activation de neurones positives plus il sera simple pour lui de les actionner à nouveau. Un sportif doit toujours s’imaginer en train de réussir, en train de gagner. Grâce à cela son cerveau retient ses progrès et prépare ses victoires. Cela va également augmenter votre confiance en vos capacités. Pour augmenter votre côté positif je vous encourage à suivre les posts de Catherine Testa( https://www.linkedin.com/in/catherine-testa/). Notre cerveau a un impact énorme sur nos vies alors envoyez lui du positif, un maximum de positif.

L’imagerie mentale est idéale dans les gestes répétitifs, comme un lancer franc, un pénalty, un saut en hauteur. Tous les sportifs peuvent l’utiliser. C’est un outil fantastique car il ne fatigue pas physiquement. Attention tout de même à la fatigue mentale si vous faites trop d’imagerie ! Je suis sûr que de nombreux sportifs ont déjà visualisé un geste ou une action en prévision d’un match ou d’une compétition, sans savoir que cela avait un effet bénéfique sur leurs performances.


 

Alors comment fait-on pour être efficace lors de ces temps de visualisations ? Au départ, c’est un peu difficile de visualiser des moments précis. C’est une discipline qui nécessite de pratiquer régulièrement pour être efficace. C’est comme si vous voulez courir un marathon. Il faut d’abord commencer par faire de petites courses pour habituer son corps et son cerveau aux efforts. C’est la même chose pour l’imagerie mentale, il faut démarrer par des choses simples.

Commencez par vous isoler et prévoir un temps de 10 à 15 minutes. Un rugbymen qui tire les pénalités peut commencer par visualiser des pénalités qu’il doit tirer de différents endroits du terrain. Au départ, il va voir les choses simplement. A force d’entrainement, on va lui demander de sentir l’odeur de l’herbe, de ressentir la pluie (si il va jouer en Irlande), d’entendre les spectateurs.

Vous l’aurez compris, l’objectif est de reproduire, de la manière la plus précise possible, l’environnement du match préparé. Pour cela faites appel à un maximum de vos sens. C’est très important pour préparer au mieux votre cerveau.

L’imagerie mentale peut servir pour apprendre de nouvelles techniques, pour guérir une blessure, pour développer votre concentration. C’est un outil indispensable pour le sportif en 2020.

Je pourrais également vous parler de l’imagerie interne et externe ou encore d’ancrage, mais je ne vous dévoile pas tout ! Si vous voulez en savoir plus sur la formation de préparateur mental ou que vous voulez tester l’imagerie mentale, laissez moi un message privé ou en commentaire. Je serais ravi de vous aider !!!

Capuche jaune

vendredi 6 novembre 2020

Sentiment d’autonomie : facteur de motivation

 

Sortez-vous les doigts du cul !!!!!Oups, pardon, c’est vulgaire, mais c’est ma phrase préférée pour actionner la motivation. Vous l’aurez compris bien sur je déconne.

Allez, soyons sérieux ! Dans la préparation mentale du sportif on note six sentiments de la motivation. Je vous ai déjà parlé du sentiment d’appartenance dans un article précédent. (Lien en commentaire).

Aujourd’hui je vous parle du sentiment d’autonomie. Ce sentiment qui nous fait nous sentir acteur de notre sport ou de notre pratique professionnelle. Je vous donne directement un exemple.

Un sportif qui note un manque de motivation car il n’a aucune liberté sur les exercices d’entrainements mis en place. Sentiment d’autonomie en baisse et donc démotivation. 

Un salarié démotivé car il n’a aucune liberté d’agir. Toutes ces actions sont régies par un cadre très précis. Pour la plupart d’entre nous, des travaux répétitifs à la chaine deviennent très vite ennuyeux car le salarié n’a aucun sentiment d’autonomie sur son travail. Il y a même une cloche qui sonne pour lui dire qu’il a droit à une pause. Dans ce cadre de travail le sentiment d’autonomie est très faible. 

C’est aux entraineurs et aux managers de positionner le bon degré d’autonomie pour maintenir et même développer la motivation de leurs équipes. Il est évident que le degré d’autonomie sera différent selon la personne à manager. Il peut varier selon l’expérience, le sérieux, la compétence de l’agent ou du joueur. 

 Si je prends l’exemple d’une équipe de football professionnelle, on ne va pas donner le même degré d’autonomie au jeune de 18 ans qui intègre l’équipe pour la première saison par rapport au vétéran de l’équipe qui a plus de 15 ans de pratique professionnelle. On sera plus vigilant et exigeant sur l’échauffement du jeune joueur pour s’assurer du sérieux et de la qualité de celui-ci. Alors qu’on pourra laisser le joueur d’expérience plus autonome au vu de son expérience. Si on lui impose un cadre trop strict il risque de se sentir dévalorisé et donc perdre de sa motivation. L’autonomie laissée valorise sa compétence et son expérience et cela entraine de la confiance et de la motivation. 

 Dans le cadre professionnel on peut retrouver la même situation, en effet un agent qui intègre l’entreprise aura forcément moins d’autonomie qu’un salarié présent depuis 15 ans et qui a démontré son sérieux. Dans les métiers de l’animation, un animateur fraichement diplômé aura moins d’autonomie sur la gestion d’un groupe qu’un animateur expérimenté. Le curseur de l’autonomie se déplacera au gré des semaines et de la confiance qu’il obtiendra de ses managers et de ses collègues. Mais pour observer cela il faut être présent dans l’accompagnement. 

 Mais attention à bien placer le curseur. Laisser trop d’autonomie à ses joueurs ou à ses salariés peut aussi être très nocif. Les joueurs ou agents peuvent se sentir livrés à eux même. Ce sentiment d’autonomie peut alors se transformer en sentiment de solitude et donc démotivation. 

 Pour alors placer au mieux le curseur, je vous donne trois conseils.

 

- Toujours adapter son curseur d’autonomie en fonction de la personne que nous avons en face de nous. Les joueurs ou les agents sont tous des personnes uniques, avec des attentes différentes. Nous devons donc nous adapter, en respectant évidement un cadre commun. Mais, attention d’être transparent auprès de l’équipe pour expliquer s’il y a une différence de traitement. 

 

- Etre présent au plus près de son équipe. Pour bien placer son curseur il faut connaitre la personne que nous avons en face. Son parcours, ses compétences et même son envie d’autonomie. Je vous encourage à en parler librement. Souvent la personne est capable de connaitre son degré d’autonomie. Après, à vous de l’encourager, de l’entourer avec bienveillance toujours. Un agent ou un joueur motivé sera toujours un plus pour votre équipe, même si ce n’est pas le plus performant. 

 

- Faire 2 entretiens annuels pour évoquer la motivation des agents ou des joueurs et être réactif si besoin. Formaliser un temps d’échange est essentiel. Cela permet à tous de libérer la parole et de se sentir considéré. Et bien souvent prévoir un entretien sur la motivation redonne un coup de boost immédiat au joueur ou au salarié. Bien sûr lors de cet entretien on va évoquer tous les sentiments de la motivation que je vous dévoile petit à petit.


Alors pensez vraiment à laisser de l'autonomie à vos équipes pour maintenir un maximum de motivation. Vous êtes en route pour le succès


Capuche jaune


VOTRE CERVEAU VOUS MENT

  Passionné par le management et le coaching je m’intéresse de plus en plus au fonctionnement de notre cerveau. Et quand on si on se pench...