Sortez-vous les doigts du cul !!!!!Oups, pardon, c’est vulgaire, mais c’est
ma phrase préférée pour actionner la motivation. Vous l’aurez compris bien sur
je déconne.
Allez, soyons sérieux ! Dans la préparation mentale du sportif on note six
sentiments de la motivation. Je vous ai déjà parlé du sentiment d’appartenance
dans un article précédent. (Lien en commentaire).
Aujourd’hui je vous parle du sentiment d’autonomie. Ce sentiment qui nous fait nous sentir acteur de notre sport ou de notre pratique professionnelle. Je vous donne directement un exemple.
Un sportif qui note un manque de motivation car il n’a aucune liberté sur les exercices d’entrainements mis en place. Sentiment d’autonomie en baisse et donc démotivation.
Un salarié démotivé car il n’a aucune liberté d’agir. Toutes ces actions sont régies par un cadre très précis. Pour la plupart d’entre nous, des travaux répétitifs à la chaine deviennent très vite ennuyeux car le salarié n’a aucun sentiment d’autonomie sur son travail. Il y a même une cloche qui sonne pour lui dire qu’il a droit à une pause. Dans ce cadre de travail le sentiment d’autonomie est très faible.
C’est aux entraineurs et aux managers de positionner le bon degré
d’autonomie pour maintenir et même développer la motivation de leurs équipes.
Il est évident que le degré d’autonomie sera différent selon la personne à
manager. Il peut varier selon l’expérience, le sérieux, la compétence de
l’agent ou du joueur.
- Toujours adapter son curseur d’autonomie en fonction de la personne que
nous avons en face de nous. Les joueurs ou les agents sont tous des personnes
uniques, avec des attentes différentes. Nous devons donc nous adapter, en
respectant évidement un cadre commun. Mais, attention d’être transparent auprès
de l’équipe pour expliquer s’il y a une différence de traitement.
- Etre présent au plus près de son équipe. Pour bien placer son curseur il
faut connaitre la personne que nous avons en face. Son parcours, ses
compétences et même son envie d’autonomie. Je vous encourage à en parler
librement. Souvent la personne est capable de connaitre son degré d’autonomie.
Après, à vous de l’encourager, de l’entourer avec bienveillance toujours. Un
agent ou un joueur motivé sera toujours un plus pour votre équipe, même si ce
n’est pas le plus performant.
- Faire 2 entretiens annuels pour évoquer la motivation des agents ou des
joueurs et être réactif si besoin. Formaliser un temps d’échange est essentiel.
Cela permet à tous de libérer la parole et de se sentir considéré. Et bien
souvent prévoir un entretien sur la motivation redonne un coup de boost
immédiat au joueur ou au salarié. Bien sûr lors de cet entretien on va évoquer
tous les sentiments de la motivation que je vous dévoile petit à petit.
Alors pensez vraiment à laisser de l'autonomie à vos équipes pour maintenir un maximum de motivation. Vous êtes en route pour le succès.
Capuche jaune

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