vendredi 6 novembre 2020

Sentiment d’autonomie : facteur de motivation

 

Sortez-vous les doigts du cul !!!!!Oups, pardon, c’est vulgaire, mais c’est ma phrase préférée pour actionner la motivation. Vous l’aurez compris bien sur je déconne.

Allez, soyons sérieux ! Dans la préparation mentale du sportif on note six sentiments de la motivation. Je vous ai déjà parlé du sentiment d’appartenance dans un article précédent. (Lien en commentaire).

Aujourd’hui je vous parle du sentiment d’autonomie. Ce sentiment qui nous fait nous sentir acteur de notre sport ou de notre pratique professionnelle. Je vous donne directement un exemple.

Un sportif qui note un manque de motivation car il n’a aucune liberté sur les exercices d’entrainements mis en place. Sentiment d’autonomie en baisse et donc démotivation. 

Un salarié démotivé car il n’a aucune liberté d’agir. Toutes ces actions sont régies par un cadre très précis. Pour la plupart d’entre nous, des travaux répétitifs à la chaine deviennent très vite ennuyeux car le salarié n’a aucun sentiment d’autonomie sur son travail. Il y a même une cloche qui sonne pour lui dire qu’il a droit à une pause. Dans ce cadre de travail le sentiment d’autonomie est très faible. 

C’est aux entraineurs et aux managers de positionner le bon degré d’autonomie pour maintenir et même développer la motivation de leurs équipes. Il est évident que le degré d’autonomie sera différent selon la personne à manager. Il peut varier selon l’expérience, le sérieux, la compétence de l’agent ou du joueur. 

 Si je prends l’exemple d’une équipe de football professionnelle, on ne va pas donner le même degré d’autonomie au jeune de 18 ans qui intègre l’équipe pour la première saison par rapport au vétéran de l’équipe qui a plus de 15 ans de pratique professionnelle. On sera plus vigilant et exigeant sur l’échauffement du jeune joueur pour s’assurer du sérieux et de la qualité de celui-ci. Alors qu’on pourra laisser le joueur d’expérience plus autonome au vu de son expérience. Si on lui impose un cadre trop strict il risque de se sentir dévalorisé et donc perdre de sa motivation. L’autonomie laissée valorise sa compétence et son expérience et cela entraine de la confiance et de la motivation. 

 Dans le cadre professionnel on peut retrouver la même situation, en effet un agent qui intègre l’entreprise aura forcément moins d’autonomie qu’un salarié présent depuis 15 ans et qui a démontré son sérieux. Dans les métiers de l’animation, un animateur fraichement diplômé aura moins d’autonomie sur la gestion d’un groupe qu’un animateur expérimenté. Le curseur de l’autonomie se déplacera au gré des semaines et de la confiance qu’il obtiendra de ses managers et de ses collègues. Mais pour observer cela il faut être présent dans l’accompagnement. 

 Mais attention à bien placer le curseur. Laisser trop d’autonomie à ses joueurs ou à ses salariés peut aussi être très nocif. Les joueurs ou agents peuvent se sentir livrés à eux même. Ce sentiment d’autonomie peut alors se transformer en sentiment de solitude et donc démotivation. 

 Pour alors placer au mieux le curseur, je vous donne trois conseils.

 

- Toujours adapter son curseur d’autonomie en fonction de la personne que nous avons en face de nous. Les joueurs ou les agents sont tous des personnes uniques, avec des attentes différentes. Nous devons donc nous adapter, en respectant évidement un cadre commun. Mais, attention d’être transparent auprès de l’équipe pour expliquer s’il y a une différence de traitement. 

 

- Etre présent au plus près de son équipe. Pour bien placer son curseur il faut connaitre la personne que nous avons en face. Son parcours, ses compétences et même son envie d’autonomie. Je vous encourage à en parler librement. Souvent la personne est capable de connaitre son degré d’autonomie. Après, à vous de l’encourager, de l’entourer avec bienveillance toujours. Un agent ou un joueur motivé sera toujours un plus pour votre équipe, même si ce n’est pas le plus performant. 

 

- Faire 2 entretiens annuels pour évoquer la motivation des agents ou des joueurs et être réactif si besoin. Formaliser un temps d’échange est essentiel. Cela permet à tous de libérer la parole et de se sentir considéré. Et bien souvent prévoir un entretien sur la motivation redonne un coup de boost immédiat au joueur ou au salarié. Bien sûr lors de cet entretien on va évoquer tous les sentiments de la motivation que je vous dévoile petit à petit.


Alors pensez vraiment à laisser de l'autonomie à vos équipes pour maintenir un maximum de motivation. Vous êtes en route pour le succès


Capuche jaune


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