mercredi 27 mai 2020

Aie confiance


On parle de plus en plus de l’aspect bienveillant du manager dans nos entreprises. Pour Manager à capuche une composante essentielle de cette bienveillance est le lien de confiance que le manager réussit à créer ou non avec son équipe.

Il ne s’agit pas là d’hypnotiser son équipe comme le serpent Kaa face au jeune Mowgli, mais de construire une relation reposant sur 4 piliers.

Le Livre de la jungle est le 19e « Classique d'animation » des ...

Transparence

Le premier pilier est la transparence. Pour gagner la confiance de notre équipe la première chose à faire est d’être transparent avec son équipe. Bon ok, mais c’est quoi être transparent ? Dois-je tout dire à mon équipe ? Par forcement, être transparent c’est expliquer ses décisions, ses difficultés, féliciter les réussites. Des membres de votre équipe peuvent ne pas être d’accord avec vos décisions mais bien souvent le fait d’expliquer son choix plutôt que de l’imposer suffit à régler une partie du désaccord. Et n’hésitez pas à leur dire qu’ils ont le droit de ne pas être d’accord. Mais appuyer votre décision grâce à des arguments sera toujours mieux accueilli par l’équipe. Cela évite le coté, « c’est encore une lubie du chef ».

Pour continuer d’illustrer cela, il s’agit de prendre le problème à l’envers. Que se passe t’il lorsque qu’un manager prend des décisions sans aucune explication auprès de son équipe. La première, ça passe. La deuxième, ça passe. La troisième, vous l’aurez deviné, ça casse. Le fait de ne pas donner de sens aux actions entraîne automatiquement de la démotivation et de l’incompréhension. Et c’est l’effet inverse que nous voulons créer en étant transparent et leur donnant un maximum d’information, dans la limite de leurs compétences, ou du secret professionnel bien sûr. On recherche par cette méthode, bien sur à renforcer le lien de confiance, mais en plus cela va créer de la motivation car ils vont se sentir impliqués en comprenant les missions qu’ont leurs confient.

Le proverbe nous dit que l’ignorance conduit à la peur. Alors, managers, chefs, d’équipe, N+1 vous avez un rôle important à jouer, ne faites pas peur à vos équipes.

Impartialité

Alors ok pour la transparence ! C’est assez simple finalement. Maintenant voila un autre pilier qui demande davantage d’engagement personnel de la part du manager. Celui de l’impartialité auquel j’associe la notion d’équité. A mon sens l’une de va pas sans l’autre.

Comment créer de la confiance si nos décisions entraînent un sentiment d’injustice. Selon une étude de 2016, 71 % des français trouvent la société injuste. Les principaux domaines de cette injustice sont liés au travail. Il est donc essentiel pour les managers de sortir vos capuches quand vous devez prendre des décisions, surtout celle qui touche personnellement le salarié.

Poster Balance de la Justice • Pixers® - Nous vivons pour changerAllez-vous accorder les congés du mois d’aout toujours au même personne ou allez-vous établir un roulement ?  Allez vous tolérer des retards pour certains et pas pour d’autres ? Si je suis tout à fait honnête je suis conscient que quand un groupe de personne évolue dans le même contexte des affinités vont se créer. Alors oui, manager, vous allez créer plus de lien avec certaines personnes de votre équipe. Cela ne s’explique pas. Je vous dirais que ce n’est pas forcement grave, de toute façon cela va se voir et se savoir. Cependant, il faut être irréprochable dans votre gestion humaine et attention car quand des sentiments se mêlent au management cela rend la prise de décision pour difficile. Mais si vous arrivez à faire la part des choses entre le professionnel et le personnel vous gagnerez en crédibilité. Si vous arrivez à prendre des décisions justes, vous obtiendrai davantage de confiance de la part de toute votre équipe. Prenez du recul, avant de prendre des décisions. Demandez-vous si votre réponse serait la même pour n’importe quel membre de l’équipe.

Et je fais un parallèle avec le point précédent, vos décisions doivent être justes et transparente. Nous voilà déjà à 2 socles de notre relation de confiance.

Martin Luther King disait : « une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans la monde entier ». Alors, managers, chefs, d’équipe, N+1 vous avez un rôle important à jouer, rendez la justice.




Protection

Gilet de sécurité Molle Réglable Niveau 3 Gilet Pare-balles Contre ...Pour être bien stable il nous faut un 3eme socle, celui de la protection. Un manager doit parfois se mettre en première ligne. J’aime le comparer à un gilet pare-balles pour son équipe. Lorsque un membre de l’équipe fait une erreur, c’est au manager d’assumer la responsabilité face au client ou face à ses responsables. Alors bien sur on parle d’une erreur de saisie, ou de fonctionnement. A vous de voir pour les fautes plus graves. Mais dans tous les cas, si vos agents se sentent protéger en cas d’erreur ils vont gagner en confiance individuelle mais également envers vous.

Parfois en tant que manager on doit agir en bon père de famille et assumer les erreurs de nos enfants. C’est en partie grâce à cela qu’ils nous regardent ensuite avec des grands yeux et qu’ils se sentent tellement en confiance.

Ne jamais les laisser isolés dans leurs erreurs, aider à les résoudre et assumer ou partager la faute. Cela est vraiment porteur de sens pour eux. Eux ??? Mais de qui il parle. Des enfants ou des salariés ?  En fait je parle des deux.😊

Et comme le dis Kaa : « Aie confiance, oui crois en moi, que je puisse veiller sur toi ». Alors, managers, chefs, d’équipe, N+1 vous avez un rôle important à jouer, protéger vos équipes.


Exemplarité


Et maintenant, que vais-je faire ? réponse simple et basique : « être exemplaire ». Et oui, amis managers, vous voilà maintenant responsable d’une équipe et c’est à vous de montrer la voix. Si vous souhaitez que votre équipe aie confiance en vous vous vous devez d’être exemplaire dans votre travail. Bien sûr vous avez le droit à l’erreur, d’être fatigué mais c’est aussi vous le guide de l’équipe. Pour gagner en confiance, il faut être crédible dans ces fonctions et pour être crédible il faut être exemplaire. Cela parait tellement évident, mais comment demander par exemple d’arriver à l’heure à vos agents si vous êtes régulièrement en retard.


Attention je balance une anecdote personnelle, j’ai un jour eu une chef qui passait ses après-midis à réserver ses vacances ou à commander des chaussures sur internet. Et de manière presque normale, sans se cacher. Comment pouvais-je, après cela, la trouver professionnelle. Comment pouvais-je lui faire confiance dans ses consignes. C’était impossible pour moi. Je me suis promis si un jour je devenais manager de tout faire pour montrer la voix et être exemplaire. 



Comme le disait Albert Schweitzer, médecin et philosophe alsacien du début du XXème siècle et Prix Nobel de la paix, « l’exemplarité n’est pas une façon d’influencer, c’est la seule ». Alors, managers, chefs, d’équipe, N+1 vous avez un rôle important à jouer, soyez exemplaire.



On voit bien que ces 4 notions ont beaucoup de lien entre elles. Un peu comme les 4 piliers d’une table, et si un pied commence à lâcher notre table va être bancale et risque de casser si on y repose un peu trop de poids. Cela sera pareil pour votre équipe, si votre socle de la confiance est bancal, au premier problème à surmonter votre équipe risque de ne pas pouvoir faire face et de s’écrouler. 


Alors, managers, chefs, d’équipe, N+1 vous avez un rôle important à jouer, penser à la méthode TIPE


Transparence

Impartialité

Protection

Exemplarité

capuche jaune

mardi 19 mai 2020

Un bon patron est-il un patron qui va au front ?




« Bon » est un peu accrocheur je vous l’accorde, car patron dans sa tour d’ivoire ne veut pas non plus dire que c’est un patron en qui ne pas croire. 

Pour autant nous avons tous, personnes managées ou ayant été managées, sûrement déjà connu la solitude de se sentir dans les tranchées et peu épaulées. 

Attention, liste non exhaustive : 

le fameux litige client dont nous ne maitrisons , l’insatisfaction face à notre structure en général « même si vous vous n’y êtes pour rien hein » … , 
une incompréhension ou une interprétation dans les échanges avec les parents etc … 
Il y a fort à parier que nous avons tous plus ou moins connu un cas de ce type. 

La différence possible entre tous nos cas vécus ? 
La position de notre hiérarchie. 
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  • Vous a t’elle laisser nager avec autant d’aisance que la fameuse souris dans le beurre cité dans «  Attrape moi si tu peux » ? 
  • Ou votre hiérarchie s’est-elle fendue d’un comportement à la Rick de Walking dead pour venir risquer de prendre une balle à votre place ? 



Alors quelle est la bonne voie ?

Dans manager à capuche nous avons conscience qu’il faut que la hiérarchie possède une vue d’aigle (Gamers qui jouent à Assassin’s Creed, celle-ci est pour vous !). 
Autrement dit : il est impératif, oui, de conserver une vue panoramique de l’activité pour voir plus loin et aider tout un chacun à prendre de la hauteur. 
Ça aide votre structure à avancer et à anticiper : gouverner c’est prévoir. 

Évidemment que gouverner c’est prévoir chers patrons ! Nous sommes d’accord chez Manager à Capuche ! 
Ce que l’on ne partage pas du tout en revanche, ce serait « gouverner c’est aussi en profiter pour se planquer ». 
Parce que oui, revenons au temps des Vikings où les chefs de troupes étaient en 1ère ligne de l’assaut.


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Car venir en 1ère ligne ne vous fait plus risquer votre vie aujourd’hui, mais par contre cela génère de l’engagement. 

Adopter cette posture d’être prêt à le faire quand il le faut, et le prouver en le faisant ; nous sommes convaincus que cela contribue grandement aussi à la loyauté des équipes. 
Logique vous me direz … pour rester dans la métaphore guerroyante : il est plus logique de se dire prêt à mourir pour un chef qui est allé prendre le 1er coup d’épée au péril de sa vie pour protéger la vôtre.

Chez Manager à Capuche vous l’aurez compris, nous partageons cette valeur d’exemplarité et d’abnégation. 

Allez patron, on part ensemble au front.



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 Capuche verte




dimanche 17 mai 2020

Peut-on apprendre à être un bon manager ?



Alors, oui, je sais, vous allez me dire que mon titre est stupide. Si on ne peut pas apprendre à être un bon manager pourquoi faire de longue et d’onéreuses études. Mais si on fait le point sur le terrain, combien de managers, de chefs d’équipes ont pu suivre une formation de management ? les plus chanceux d’entre nous font avec des vieux souvenirs de cours dispensés en BTS ou DUT.

Comment font les managers qui le deviennent à force de travail et d’expérience ? Je fais encore une fois référence à ces fameux N+1 des équipes, qui sont les managers de proximité, et très souvent les moins formés. Ce qui peut paraitre contradictoire avec une politique entrepreneuriale de qualité. Alors comment font-ils ces managers, ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir de long cours sur le management international ou de projet. J’en parle d’en un article précédant, https://manageracapuche.blogspot.com/2020/04/fais-semblant-detre-chef.html. Mais aujourd’hui je voulais parler du coté inné du manager.



A mon sens, certaines personnes ont des prédispositions naturelles pour être un bon manager. Il est facile de constater que certains profils sont des leaders naturels. On le constate facilement chez les sportifs, certains sont depuis toujours capitaine de leur équipe et deviennent naturellement des coachs de qualités. Dans n’importe quel groupe de personne évoluant ensemble vous pouvez faire le même constat. Cela se retrouve dans une famille, vous avez très souvent une personne qui se dégage, désigné naturellement comme un chef de famille. Et cela s'accentue lors d’évènements difficiles ou heureux, ce sont souvent des personnes qui sont mis à contribution lors des enterrements ou des mariages. Ces personnes qui inspirent le respect, la confiance, dont on recherche l’approbation. 

Dans chaque groupe, instinctivement chacun va trouver sa place. Une place de leader, de suiveur, de contestataire…. Pour illustrer mon exemple je prends une référence télévisuelle. Dans la série « The walking dead », on découvre un groupe de personnes tentant de survivre à un monde peuplé de morts vivants. Et quand on observe ce groupe, on constate que naturellement, sans que personne le désigne comme tel, un membre du groupe, Rick, va prendre le rôle de leader. Et cela peut fonctionner car il possède des qualités naturelles de leadership. Dans ce contexte, c'est lui qui leur donne de l'espoir et une directive à suivre pour survivre. Rick s’impose comme leader aussi car il prend des risques pour être protéger son groupe et ça c’est très important pour être reconnu comme chef. La majorité des personnes ont besoin de se sentir soutenu et protéger par leur responsable dans le cadre professionnel. Ce courage et ce rôle de protecteur sont des valeurs que nous possédons ou pas naturellement. 



On appelle cela un management naturel. Certaines personnes savent prendre des décisions, pas besoin d’avoir fait 5 ans d’étude pour cela. Ce management naturel peut se retrouver dans n’importe quel groupe de personnes évoluant ensemble. Il est facile de constater que dans un groupe ce n’est pas toujours la personne désignée comme chef ou capitaine qui est le leader. On peut le retrouver au travail mais aussi dans le sport.

C’est quoi être manager, c’est fédérer autour d’un projet. Quoi de mieux pour cela de faire appel à vos qualités humaines, les fameux softs skills que l’on retrouve aujourd’hui dans de nombreux CV. Ces qualités humaines, on peut les développer un peu, on peut apprendre par expérience, on peut gagner en charisme au fil des années mais on reste au fond de nous-même la même personne tout le long de notre vie. 


Mais je le répète souvent un bon chef d’équipe doit manager avec ses valeurs et avec son cœur, et cela, ça ne s’apprend pas.


Il existe d’ailleurs de nombreux tests, comme des tests DISC ou ennéagramme qui détermine des profils de personnes. Sans aucun jugement ces tests permettent de dégager des tempéraments qui se déterminent et des compétences humaines. Ces tests vont vous signaler, par exemple, si vous êtes plutôt introverti ou extraverti, si vous êtes plutôt un dominant ou un influant. Je pense qu’il est plus difficile pour une personne réservée, timide, introvertie d’être un bon leader que pour une personne plus à l’aise à l’oral, avec davantage de confiance en soi. Il y a des tempéraments qui se détermine à la naissance et qui se développe par l’éducation, les expériences. Ces tempéraments n’évoluent pas fondamentalement à mon sens. Il est possible de développer des nouvelles compétences mais on ne changera jamais la personne que nous sommes vraiment. 

En étude de management, vous allez apprendre à gérer un budget international, ou à gérer des conflits. Mais allez vous apprendre à connaitre vos valeurs, à connaitre le sens fondamental de votre motivation ? 

Alors bien sûr, il est utile d’apprendre et de se remettre en question tout le long de sa carrière. Cela permet de rester dans une réalité.  Mais pour Manager à capuche, l’essentiel quand on est un coach ou un manager c’est de faire ce métier avec ses compétences humaines, tout le reste peut s’apprendre sur le terrain. On peut à mon sens être un bon manager pour une équipe de vendeur de voiture et l’année d’après manager une équipe de comptable sans de rien connaitre à la fonction. Si le manager possède une écoute active, une bienveillance, une observation et une capacité d’adaptation il peut faire face à tous les défis.


Pour conclure sur ce sujet, je dirais que pour être un bon manager il faut avoir des prédispositions naturelles, et les associés à une envie d’être là pour les autres. Le reste ça s’apprend assez vite.

Capuche jaune

VOTRE CERVEAU VOUS MENT

  Passionné par le management et le coaching je m’intéresse de plus en plus au fonctionnement de notre cerveau. Et quand on si on se pench...