dimanche 17 mai 2020

Peut-on apprendre à être un bon manager ?



Alors, oui, je sais, vous allez me dire que mon titre est stupide. Si on ne peut pas apprendre à être un bon manager pourquoi faire de longue et d’onéreuses études. Mais si on fait le point sur le terrain, combien de managers, de chefs d’équipes ont pu suivre une formation de management ? les plus chanceux d’entre nous font avec des vieux souvenirs de cours dispensés en BTS ou DUT.

Comment font les managers qui le deviennent à force de travail et d’expérience ? Je fais encore une fois référence à ces fameux N+1 des équipes, qui sont les managers de proximité, et très souvent les moins formés. Ce qui peut paraitre contradictoire avec une politique entrepreneuriale de qualité. Alors comment font-ils ces managers, ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir de long cours sur le management international ou de projet. J’en parle d’en un article précédant, https://manageracapuche.blogspot.com/2020/04/fais-semblant-detre-chef.html. Mais aujourd’hui je voulais parler du coté inné du manager.



A mon sens, certaines personnes ont des prédispositions naturelles pour être un bon manager. Il est facile de constater que certains profils sont des leaders naturels. On le constate facilement chez les sportifs, certains sont depuis toujours capitaine de leur équipe et deviennent naturellement des coachs de qualités. Dans n’importe quel groupe de personne évoluant ensemble vous pouvez faire le même constat. Cela se retrouve dans une famille, vous avez très souvent une personne qui se dégage, désigné naturellement comme un chef de famille. Et cela s'accentue lors d’évènements difficiles ou heureux, ce sont souvent des personnes qui sont mis à contribution lors des enterrements ou des mariages. Ces personnes qui inspirent le respect, la confiance, dont on recherche l’approbation. 

Dans chaque groupe, instinctivement chacun va trouver sa place. Une place de leader, de suiveur, de contestataire…. Pour illustrer mon exemple je prends une référence télévisuelle. Dans la série « The walking dead », on découvre un groupe de personnes tentant de survivre à un monde peuplé de morts vivants. Et quand on observe ce groupe, on constate que naturellement, sans que personne le désigne comme tel, un membre du groupe, Rick, va prendre le rôle de leader. Et cela peut fonctionner car il possède des qualités naturelles de leadership. Dans ce contexte, c'est lui qui leur donne de l'espoir et une directive à suivre pour survivre. Rick s’impose comme leader aussi car il prend des risques pour être protéger son groupe et ça c’est très important pour être reconnu comme chef. La majorité des personnes ont besoin de se sentir soutenu et protéger par leur responsable dans le cadre professionnel. Ce courage et ce rôle de protecteur sont des valeurs que nous possédons ou pas naturellement. 



On appelle cela un management naturel. Certaines personnes savent prendre des décisions, pas besoin d’avoir fait 5 ans d’étude pour cela. Ce management naturel peut se retrouver dans n’importe quel groupe de personnes évoluant ensemble. Il est facile de constater que dans un groupe ce n’est pas toujours la personne désignée comme chef ou capitaine qui est le leader. On peut le retrouver au travail mais aussi dans le sport.

C’est quoi être manager, c’est fédérer autour d’un projet. Quoi de mieux pour cela de faire appel à vos qualités humaines, les fameux softs skills que l’on retrouve aujourd’hui dans de nombreux CV. Ces qualités humaines, on peut les développer un peu, on peut apprendre par expérience, on peut gagner en charisme au fil des années mais on reste au fond de nous-même la même personne tout le long de notre vie. 


Mais je le répète souvent un bon chef d’équipe doit manager avec ses valeurs et avec son cœur, et cela, ça ne s’apprend pas.


Il existe d’ailleurs de nombreux tests, comme des tests DISC ou ennéagramme qui détermine des profils de personnes. Sans aucun jugement ces tests permettent de dégager des tempéraments qui se déterminent et des compétences humaines. Ces tests vont vous signaler, par exemple, si vous êtes plutôt introverti ou extraverti, si vous êtes plutôt un dominant ou un influant. Je pense qu’il est plus difficile pour une personne réservée, timide, introvertie d’être un bon leader que pour une personne plus à l’aise à l’oral, avec davantage de confiance en soi. Il y a des tempéraments qui se détermine à la naissance et qui se développe par l’éducation, les expériences. Ces tempéraments n’évoluent pas fondamentalement à mon sens. Il est possible de développer des nouvelles compétences mais on ne changera jamais la personne que nous sommes vraiment. 

En étude de management, vous allez apprendre à gérer un budget international, ou à gérer des conflits. Mais allez vous apprendre à connaitre vos valeurs, à connaitre le sens fondamental de votre motivation ? 

Alors bien sûr, il est utile d’apprendre et de se remettre en question tout le long de sa carrière. Cela permet de rester dans une réalité.  Mais pour Manager à capuche, l’essentiel quand on est un coach ou un manager c’est de faire ce métier avec ses compétences humaines, tout le reste peut s’apprendre sur le terrain. On peut à mon sens être un bon manager pour une équipe de vendeur de voiture et l’année d’après manager une équipe de comptable sans de rien connaitre à la fonction. Si le manager possède une écoute active, une bienveillance, une observation et une capacité d’adaptation il peut faire face à tous les défis.


Pour conclure sur ce sujet, je dirais que pour être un bon manager il faut avoir des prédispositions naturelles, et les associés à une envie d’être là pour les autres. Le reste ça s’apprend assez vite.

Capuche jaune

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