Alors, oui, je sais, vous allez me dire que mon titre est
stupide. Si on ne peut pas apprendre à être un bon manager pourquoi faire de longue
et d’onéreuses études. Mais si on fait le point sur le terrain, combien de
managers, de chefs d’équipes ont pu suivre une formation de management ?
les plus chanceux d’entre nous font avec des vieux souvenirs de cours dispensés
en BTS ou DUT.
Comment font les managers qui le deviennent à force de travail
et d’expérience ? Je fais encore une fois référence à ces fameux N+1 des
équipes, qui sont les managers de proximité, et très souvent les moins formés.
Ce qui peut paraitre contradictoire avec une politique entrepreneuriale de
qualité. Alors comment font-ils ces managers, ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir
de long cours sur le management international ou de projet. J’en parle d’en un article
précédant, https://manageracapuche.blogspot.com/2020/04/fais-semblant-detre-chef.html. Mais aujourd’hui je voulais parler du coté inné
du manager.
A mon sens, certaines personnes ont des prédispositions naturelles
pour être un bon manager. Il est facile de constater que certains profils sont des
leaders naturels. On le constate facilement chez les sportifs, certains sont
depuis toujours capitaine de leur équipe et deviennent naturellement des
coachs de qualités. Dans n’importe quel groupe de personne évoluant ensemble vous
pouvez faire le même constat. Cela se retrouve dans une famille, vous avez très
souvent une personne qui se dégage, désigné naturellement comme un chef de
famille. Et cela s'accentue lors d’évènements difficiles ou heureux, ce sont
souvent des personnes qui sont mis à contribution lors des enterrements ou des
mariages. Ces personnes qui inspirent le respect, la confiance, dont on
recherche l’approbation.
Dans chaque groupe, instinctivement chacun va trouver sa place.
Une place de leader, de suiveur, de contestataire…. Pour illustrer mon exemple
je prends une référence télévisuelle. Dans la série « The walking dead »,
on découvre un groupe de personnes tentant de survivre à un monde peuplé de morts
vivants. Et quand on observe ce groupe, on constate que naturellement, sans que
personne le désigne comme tel, un membre du groupe, Rick, va prendre le rôle de leader.
Et cela peut fonctionner car il possède des qualités naturelles de leadership. Dans ce contexte, c'est lui qui leur donne de l'espoir et une directive à suivre pour survivre. Rick s’impose comme leader aussi car il prend des risques
pour être protéger son groupe et ça c’est très important pour être reconnu
comme chef. La majorité des personnes ont besoin de se sentir soutenu et protéger par leur responsable dans le cadre professionnel. Ce courage et ce rôle de protecteur sont des valeurs que nous possédons
ou pas naturellement.
On
appelle cela un management naturel. Certaines personnes savent prendre des
décisions, pas besoin d’avoir fait 5 ans d’étude pour cela. Ce management naturel
peut se retrouver dans n’importe quel groupe de personnes évoluant ensemble. Il
est facile de constater que dans un groupe ce n’est pas toujours la personne
désignée comme chef ou capitaine qui est le leader. On peut le retrouver au travail
mais aussi dans le sport.
C’est quoi être manager, c’est fédérer autour d’un
projet. Quoi de mieux pour cela de faire appel à vos qualités humaines, les
fameux softs skills que l’on retrouve aujourd’hui dans de nombreux CV. Ces qualités
humaines, on peut les développer un peu, on peut apprendre par expérience, on peut
gagner en charisme au fil des années mais on reste au fond de nous-même la même
personne tout le long de notre vie.
Mais je le répète souvent un bon chef
d’équipe doit manager avec ses valeurs et avec son cœur, et cela, ça ne s’apprend
pas.
Il existe d’ailleurs de nombreux tests, comme des tests DISC
ou ennéagramme qui détermine des profils de personnes. Sans aucun jugement ces
tests permettent de dégager des tempéraments qui se déterminent et des compétences humaines. Ces
tests vont vous signaler, par exemple, si vous êtes plutôt introverti ou
extraverti, si vous êtes plutôt un dominant ou un influant. Je pense qu’il est
plus difficile pour une personne réservée, timide, introvertie d’être un bon
leader que pour une personne plus à l’aise à l’oral, avec davantage de confiance
en soi. Il y a des tempéraments qui se détermine à la naissance et qui se développe
par l’éducation, les expériences. Ces tempéraments n’évoluent pas fondamentalement
à mon sens. Il est possible de développer des nouvelles compétences mais on ne
changera jamais la personne que nous sommes vraiment.
En étude de management, vous allez apprendre à gérer un budget
international, ou à gérer des conflits. Mais allez vous apprendre à connaitre vos valeurs,
à connaitre le sens fondamental de votre motivation ?
Alors bien sûr, il est utile d’apprendre et de se remettre en
question tout le long de sa carrière. Cela permet de rester dans une réalité. Mais pour Manager à capuche, l’essentiel quand
on est un coach ou un manager c’est de faire ce métier avec ses compétences humaines,
tout le reste peut s’apprendre sur le terrain. On peut à mon sens être un bon
manager pour une équipe de vendeur de voiture et l’année d’après manager une
équipe de comptable sans de rien connaitre à la fonction. Si le manager possède
une écoute active, une bienveillance, une observation et une capacité d’adaptation
il peut faire face à tous les défis.
Pour conclure sur ce sujet, je dirais
que pour être un bon manager il faut avoir des prédispositions naturelles, et
les associés à une envie d’être là pour les autres. Le reste ça s’apprend
assez vite.
Capuche jaune


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire