Et si c’était si simple ! On nous a répété durant toute notre
vie qu’on n’avait pas le droit de se tromper, pas le droit d’avoir tort,
qu’échouer était grave.
Et si c’était si simple ! Ne faut-il pas considérer chaque
échec comme un apprentissage, comme une simple marche pour progresser.
Et si c’était si simple ! Et si l’échec était une
chance, une chance de croire en ses rêves, de viser toujours plus haut, de
toucher les étoiles.
Il y a peu j'ai découvert un livre, "les vertus de l'échec". Intrigué par ce titre je me lance vite dans sa lecture. Rapidement, je découvre que l’échec est abordé sous différents angles, et comme son titre l’indique l'auteur nous démontre ses nombreuses vertus. On y apprend les nombreux échecs de Charles de
Gaulles, de Steve jobs, ou encore les passages à vide de John Travolta. Bref on
y apprend simplement que la meilleure façon de réussir et de s’être déjà
trompé.
Pour démontrer cela je fais de nouveau un parallèle avec le
monde du sport. Je vais vous parler du judo. Ce sport vous apprend en premier à
perdre. En effet, quand vous commencez à pratiquer le judo vos premières leçons
seront consacrées à l’apprentissage de la chute. On vous apprend à tomber à
terre, avec souplesse et sans se crisper. On considère que si on tombe c’est
que notre adversaire à réussir une prise. Mais une fois à terre on va
apprendre, apprendre une nouvelle prise, apprendre une nouvelle façon de la
contrer. A chaque fois qu’on perd au judo on se relève plus fort, plus aguerri.
L’échec comme source
d’humilité !
Les échecs nous rendent plus humbles, et cette humilité plus
sages, propice à l’apprentissage. Celui qui n’a jamais perdu à l’impression de
ne rien avoir à apprendre. Et, le judo est une très belle manière de développer
de l’humilité. Pour continuer à parler du judo, je prends un exemple récent. Et
en même temps je vais imaginer le futur et je vais donc prendre un risque. Le
risque de me tromper et ainsi d’apprendre en toute humilité.
Je vais vous parler de teddy Riner, célèbre judoka français,
et du 9 février 2020. A cette date, sur les tatamis du tournoi de Paris, teddy
Riner est tombé, il a perdu un combat pour la première fois depuis 9 ans et 154
victoires consécutives. A quelques mois des jeux olympiques cette défaite sonne
comme une véritable victoire. Cette défaite va lui permettre d’apprendre que
s’il n’est pas à son meilleur niveau il sera battu. Cette défaite va lui rappeler
que seul le travail amène les victoires. Cette défaite va lui permettre de
trouver en lui la motivation nécessaire pour s’entrainer dur chaque jour. Et je
vous prédis aujourd’hui, 10 mai 2020, que teddy Riner sera champion olympique
en 2021 et ce sera, à mon sens, en grande partie à cette défaite du 9 février
2020.
Après ce premier exemple, je souhaite aborder l’échec sous un
nouvel angle, sa valorisation. Depuis que nous sommes enfants on nous encourage
à ne pas nous tromper, à ne pas tomber du vélo, à ne pas faire de fautes
d’orthographe. Dans notre idéal français, l’échec est vécu comme une
souffrance, comme une culpabilité. Dans le domaine scolaire, on met toujours en
avant la mauvaise note, le mauvais comportement. Un élève doué en dessin, en
musique ou bien en histoire, et ayant plus de difficulté en mathématique par
exemple sera invité par son conseil des maitres à redoubler d’effort dans ses
matières plus faibles.
Pourquoi ?
Pour que nous soyons tous moyens.
Pourquoi ne pas l’encourager dans ses champs de compétences? Pourquoi ne pas
lui dire qu’il à le droit de se tromper, que ce comme ça qu’il va progresser,
que c’est grâce à cela qu’il prendra confiance en lui? Pourquoi chaque erreur
est sanctionnée d’une mauvaise note? Pourquoi nos erreurs sont elles si
stigmatisantes? Pourquoi des professeurs continue encore de rendre leurs copies
en commençant par la meilleure note en en descendant jusqu’à la plus mauvaise?
S’est-il demandé ce que ressent le dernier élève qui reçoit sa copie? Oui je sais ça fait beaucoup de questions et peu de réponses😉! Notre
enseignement parvient à nous persuader que si on est mauvais en mathématique ou
en français on sera forcement le dernier de quelque chose. Mais le dernier de quoi.
L’échec comme source d’apprentissage !
Dans la culture anglo-saxonne, et dans les pays nordiques les
élèves sont invités à se tromper et donc à apprendre. Dans ces pays-là, on
perçoit l’échec comme un gage de réussite pour la suite. On estime que
quelqu’un qui aura échoué jeune c’est quelqu’un qui fait preuve de courage,
d’audace, et qui par apprentissage de ses erreurs sera plus à mêmes de réussir par la suite.
On appelle ce phénomène le « fail fast, learn
fast » qu’on pourrait traduire par « échouer vite, apprendre
vite ». Et vous, rappelez vous de
vos copains premiers de la classe, ont-il mieux « réussi » que
vous ? Ne connaissez vous pas quelqu’un qui était en échec scolaire et
qui est aujourd’hui un chef d’entreprise ? Et vous, vous ne vous êtes
jamais trompé ?
Alors si vous êtes aujourd’hui
professeur, coach, manager pensez-y, valoriser les échecs de vos élèves, de vos
sportifs, de vos équipes. Car l’échec c’est juste une partie du chemin et notre
rôle de les accompagner sur tout le parcours.
Pour les personnes que j’ai pu intriguer ou intéresser avec
cet article je vous invite à entreprendre la lecture du livre : « Les
vertus de l’échec » de Charles Pépin, philosophe français. Il n’y a pas
mieux pour reprendre confiance en nos erreurs passées.
Je termine en citant un sportif que j’adore, Mr Michael Jordan ;
« j’ai raté 900 tirs dans ma carrière, j’ai perdu presque 300 matchs. 26
fois on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et je l’ai
manqué. J’ai échoué encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai
réussi ».
Capuche jaune


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