vendredi 16 octobre 2020

Trop d'égo tue l'égo

 

Il parait que l’ego est un jeu d’enfant (vous avez compris 😉). Les psychologues nous disent que l’égo apparait vers l’âge de 7 ans. Et pour certains d’entre nous il est plus ou moins important. Je suis persuadé qu’avoir de l’égo est une bonne chose pour être un bon manager. Il nous permet d’avoir confiance en nos capacités, de se sentir légitime auprès de son équipe, de chercher à atteindre de nouveaux objectifs.

Néanmoins, cet égo il faut qu’il trouve sa juste place. Il parait évident de dire qu’un manager avec un égo surdimensionné aura du mal à être bienveillant envers son équipe. Il sera très difficile pour lui de pouvoir se remettre en question.

Dans le cas d’un fort égo, le manager a du mal à entendre les retours de ses collaborateurs. Chaque retour même constructif peut être perçu comme une critique envers son travail.

Un collaborateur nous demande d’être plus concis en réunion et je vais comprendre que je suis trop long ou trop bavard.

Un collaborateur nous demande une modification de l’organisation et on peut se sentir critiqué dans notre mise en place.

Un collaborateur vous fait part de ces difficultés matérielles dues au télétravail et on peut comprendre un reproche dans la mise en action de ce nouveau fonctionnement.

Alors que ces retours sont justes des appels à l’aide, mais qui ne seront pas perçus comme tels  car ils seront bloqués par la case égo.


Bien souvent, il s’agit juste d’un comportement ou d’un fonctionnement à changer. Il est essentiel de comprendre et d’accepter que ces retours ne soient en rien une critique de votre personne. Le jour où j’ai compris cela j’ai vraiment pu évoluer et accepter ma remise en question. Et miracle cela marche dans les deux sens. Quand vous vous adressez à un agent de votre équipe pour lui faire un retour qui peut paraitre négatif, attention de ne pas toucher la corde sensible de l’égo si vous voulez que votre message arrive à destination. Adressez-vous à lui simplement en parlant uniquement de son comportement professionnel à modifier. C’est un premier pas vers une communication assertive (on y reviendra dans un prochain article).

Votre égo ne doit pas faire barrière à la discussion. On connait tous un responsable à qui on n’ose rien dire car on sait que ce sera mal perçu.   

Alors c’est bien beau tout ça, mais comment diminuer la part de son égo.

Je vous donne mes 3 axes de développement.

Premièrement, il vous faut développer votre bienveillance. Je le dis souvent la première bienveillance doit être envers nous-même. Accepter ses erreurs, ses manquements, savoir faire confiance à l’autre. La bienveillance vous permettra d’accepter plus facilement les remarques constructives et les non constructives d’ailleurs. Il faut accepter en premier lieu son besoin d’évolution. Avoir une démarche de vouloir devenir une meilleure personne pour soi-même et les autres. Si vous avez cette envie-là, le reste s’apprend facilement.

Deuxièmement, un outil très simple et diablement efficace, bannir le « Je » de votre communication. Préférer parler de « nous », « nos ». Aussi bien pour les problèmes que pour les réussites. Il est trop facile de parler de l’équipe quand rien ne fonctionne et de s’attribuer les mérites quand tout va bien. En utilisant le « nous » vous allez inclure chaque membre de l’équipe. Cela va développer l’esprit d’unité et de solidarité. Et automatiquement votre égo va se réduire car vous ferait partie d’une équipe. Ne pensez jamais que vous êtes seul responsable de vos réussites. Mais ne vous inquiétez pas car marche aussi pour vos échecs.

 

Le troisième point me tient à cœur. C’est le 0 jugement. Arrêtons de croire que nous savions mieux que les autres. Arrêtons de croire de nous valions mieux que les autres. Les personnes ont tous la même valeur. De la personne qui fait le ménage à la personne qui dirige une entreprise.  

Beaucoup d’entre nous ont la fâcheuse habitude d’apporter un jugement sur le comportement d’autrui au lieu de chercher à comprendre.

«  Et tu as vu Martine, Sophie est encore arrivée en retard ». Attention EGO. Mais peut être que Sophie avant de venir travailler doit s’occuper seule de ses 3 enfants et les amener à l’école pour ensuite courir vers son travail. Et si au lieu de juger on essayait de comprendre.

«  Tu as vu les fautes d’orthographes que Paul à fait dans son dernier mail, il ferait mieux d’aller apprendre à écrire » Attention EGO. Peux être que Paul à un problème de dyslexie. Et si au lieu de juger on essayait de comprendre.

Nous avons trop tendance à juger sur ce que l’on voit en pensant que nous ferions mieux que les autres. Et bien sur nos jugements sont faits sur les choses que nous, nous maitrisons. On a tendance à oublier que nous aussi nous avons des choses à améliorer.

Vous connaissez cette expression qui dit que personne n’est parfait. Pour diminuer son égo il faut en prendre pleinement conscience, pour soi et pour les autres.

En conclusion je dirais que la gestion de son égo est un travail de long terme pour lequel il faut apprendre à bien se connaitre pour le doser à bon escient. Mais si déjà vous prenez conscience que votre égo trop important vous empêche parfois d’avancer vous aurez fait un pas très important vers la bienveillance.


capuche jaune

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